Le réchauffement climatique, le développement de pays en voie d'industrialisation et l'épuisement des ressources énergétiques traditionnelles obligent à repenser les modes de consommation et de production d'énergie. Effet de serre, pollution de l'air, pluies acides, marées noires, déchets radioactifs, épuisement des ressources, les consommations d'énergies ont des conséquences néfastes sur l'équilibre de la planète et sur la vie quotidienne des habitants. Indépendance, limitation, économies, accès à tous...l'énergie est devenue un enjeu mondial et se trouve actuellement au coeur des enjeux des politiques publiques, tant nationales que locales.
Localement, les actions menées par les collectivités territoriales en faveur d'une maîtrise de l'énergie ont été très actives dans la première moitié des années 1980. Force reste de constater que celles-ci ont été mises en place de manière significative pour les communes de plus de 10 000 habitants, mais peu ont été réalisées en faveur des plus petites. Par la suite, la baisse continue du prix de l'énergie (entre 1985 et 2002) a eu pour conséquence un relâchement des efforts et une augmentation de la consommation d'énergie.
PEREN, avec les énergies renouvelables et le support des technologies de l'information et de la communication, s'inscrit dans les politiques européennes, nationales et régionales "innovation et bioressources", au croisement des stratégies de Lisbonne et de Göteborg.
PEREN s'inscrit pleinement dans le cadre de la loi du 13 juillet 2005 fixant les orientations de la politique énergétique française, notamment en matières de production électrique et de production de chaleur à partir des énergies renouvelables. Cette loi définit les énergies renouvelables comlme suit : « Les sources d'énergies renouvelables sont les énergies éolienne, solaire, géothermique, houlomotrice, marémotrice et hydraulique ainsi que l'énergie issue de la biomasse, du gaz de décharge, du gaz de stations d'épuration d'eaux usées et du biogaz ».
Le Protocole de Kyoto, entré en vigueur le 16 février 2005, oblige la France à ramener ses émissions de CO² à leur niveau de 1990, d'ici 2010. A cet engagement s'ajoute celui de passer de 14% en 2003 à 21% en 2010 la part des énergies renouvelables dans la consommation d'électricité française et de doubler la part des énergies renouvelables sur les usages thermiques.
Conscients des risques et soucieux d'une bonne gestion de l'énergie, les acteurs d'Alsace du Nord ont donc choisi de mettre au premier rang de leurs priorités la maîtrise, l'exploitation et la valorisation de leurs ressources énergétiques locales. L'Alsace du Nord disposant d'un potentiel important de ressources locales - géothermie, bois-énergie, biomasse agricole -, il est apparu fondamental d'organiser et valoriser ses atouts dans un pôle de compétence et d'excellence rurale.
PEREN, un Pôle d'Excellence Rural labellisé par la DIACT en juin 2006.